Fort-de-France
Fort-de-France ville forte,
J’ai vu le fort Saint-Louis,[1]
J’ai vu le fort Desaix,[2]
Puis le fort Tartenson.[3]
Fort-de-France, tu es grande, musclée, forte.
J’ai vu ta cathédrale, la bibliothèque Schoelcher,
J’ai vu tes Archives Départementales,
Ton musée d’Archéologie et d’Histoire
Puis ton musée d’Histoire et d’Ethnographie.
Fort-de-France, je t’ai vue, résolument tournée vers la mer,
Tes bras – Rivière Madame et Rivière Monsieur- levés,
J’ai vu ton sourire dans les reflets de cette mer des Caraïbes,
Puis ton éclat de rire, Matador,
Et tu rayonnes vers l’Europe et sur le monde.
Fort-de-France, la France te veut,
L’Europe te veut. L’Amérique te voudrait.
Et toi, Matador, plaque tournante désirée,
Tu les regardes, souris, lèves les yeux à l’avant,
Jettes un regard à l’arrière sur tes enfants,
Et reviens sourire à nouveau, rassurée et forte.
[1] Fort Saint Louis construit par les esclaves, date du 19ème siècle.
[2] Fort Desaix date du 18ème siècle, construit de 1768 à 1772
selon la conception de l’ingénieur Rochemore, est la marque
suprême de la souveraineté de la France dans les Amériques.
[3] Fort Tartenson est construit au 19è siècle. Du Fort Tartenson et
du Fort Saint Louis, la vue surplombe la superbe baie foyalaise.
Les trois Forts constituent le triptyque défensif militaire de la France.
Parution dans Le France – Antilles du 4 Janvier 2008
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20 novembre 2009
BRAVO pour ton premier roman au début je me demandais a quel moment EMMA rentrerait en scène car on n’en parle pas et la liaison a été bien faite et la petite béninoise est apparue;
Par contre on attend la suite car on aimerait tellement savoir ce qu’est devenue la petite écolière si futée , moi par contre j’aurais intitulé le roman EMMA LA PETITE BENINOISE
car elle reflète bien les moeurs de son pays , le quotidien et les paysages du BENIN, je dois dire que tout au long du roman je me représentais EUPHRASIE au lieu d’EMMA car c’est tout
a fait toi ma chère amie encore bravo!
Marie-Line,
Je te remercie du temps passé avec « Emma ou la rage de vivre »et de ta critique littéraire sur l’ouvrage.
Je me rends compte que lorsqu’on écrit un roman, il est difficile d’enfermer complètement ses propres traits dans un lieu pour en revêtir strictement d’autres. Bien sûr il en serait différent pour un ouvrage d’histoire.
Quant au titre que tu as évoqué, cela ne conviendrait pas tout à fait, car donner une contrée à cette héroïne telle que je la vois, porte une restriction à ses actes. En fait « Emma ou la rage de vivre » serait davantage un livre philosophique qu’un roman tout court, parce que les valeurs qui y est décrites semblent universelles. Ceci dit, c’est la critique qui l’observera si cela est vrai.
A bientôt.
Euphrasie.