A la Bibliothèque Schoelcher, Juillet 2026_ Ateliers de Parole

Ateliers de parole:

Le rendez-vous à la Bibliothèque Schoelcher avec LAM Les Auteurs de Martinique pour les ateliers de parole, c’est déjà demain mercredi. J’y serai. Je reviendrai encore avec vous, le mercredi 29 juillet.
A très vite la joie de vous y voir pour discuter de l’actualité et partager toutes vos … (Lire la suite)

La revue L’Actualité de Verlaine N°17 de juin 2026

A lire, relire ou découvrir Le crayon de Fort-de-France, poème d’Euphrasie Calmont, dans L’Actualité de Verlaine N°17 de juin 2026.

L’Actualité de Verlaine N°17 de juin 2026_Le crayon de Fort-de-France

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Salon du Livre de la Galleria, édition 2026

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Salon du livre du Bénin, édition 2025

Salon National du Livre du Bénin – Table ronde

Thème: La littérature comme archive vivante de la mémoire africaine et diasporique

Palais des Congrès de Cotonou, de 14h à 16h

Avec Adrien Huannou, Nadia Chonville et Euphrasie Hounkonnou Calmont

Crédits photos: Mickaël Hounclin

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Lecture musicale de Enfance de filles à la Maison des étudiants du Canada

Lecture de Enfance de filles, en musique le 10 avril 2025,19h, à la Maison des étudiants du Canada, 31 boulevard Jourdan,75014 Paris.

FLYER Lecture musicale Paris (1)

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Les contractions de Mère Martinique

 

Je marchais et je ne pensais à rien de spécial,

Je marchais, mais je devais être en train de prier.

Je marchais et je ne pensais à rien de spécial,

Puis soudain, levant les yeux sur ma droite,

Je vis le ciel, d’un côté assombri et de l’autre assez clair.

De la partie claire, s’échappa de je ne sus quel point précis,

Un flambeau volant qui s’enfonça dans la masse assombrie.

 

Oh ! Une lampe allumée dans la nuit noire, me dis-je.

Mais, que se passe-t-il ? Que cela veut-il signifier ?

Il devait être cinq heures quinze minutes.

 

A quinze heures, à quinze heures quatre ou cinq minutes,

Martinique, ma belle Martinique,

Tu rentras dans une nouvelle phase de ta vie.

Tes contractions de la veille ne nous avaient pas inquiétés.

 

A quinze heures, à quinze heures quatre ou cinq minutes,

C’était le jeudi 29 Novembre 2007,

Lorsque tes enfants te virent baisser la tête, la relever,

Basculer la tête à droite et à gauche,

Puis recommencer encore et encore

Et, n’en pouvant plus, te tordre de douleur,

Oui, belle maman Martinique,

Nous, tes enfants ne savions plus quoi dire, ni quoi faire.

 

Oui, belle maman Martinique, Toi si radieuse,

Radieuse malgré Amiral Robert, malgré mai 1902,

Malgré Edith, Hugo, Lenning, Dean et autres acolytes de même acabit,

Jamais, nous ne t’avions vue en pleines contractions.

Oui, nos aïeux t’avaient vue sous d’autres aspects moroses,

Mais toujours tu t’étais redressée vigoureuse, nous avaient-ils dit.

Et c’était vrai. Autrement, nous n’aurions pas eu la chance de te connaître.

Jamais, nous ne t’avions vue en pleines contractions.

De quoi as-tu accouché ?

 

Ne nous laisse pas dans l’incertitude.

Tes enfants te regardent, surveillent tes moindres mouvements,

Mais ne savent comment te soulager.

Ne les laisse pas dans l’incertitude.

Rassure-les, rassure-les, rassure les vite.

 

Oh oui ! Pour avoir accouché d’une magnitude de 7.4,

Rassure-les, rassure-les, rassure-les vite.

 

Paru dans le France – Antilles du 18 Décembre 2007