Bonne Année 2012

Emma ou la rage de vivre vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, une excellente année 2012 et vous annonce la parution fin janvier 2012 de:
« Les revers de l’amour ».

LES REVERS DE L’AMOUR

 

Résumé :

Julien et Sabine vivent en Avignon. Ils ont un métier à leur goût. Ils s’aiment, vivent ensemble et … (Lire la suite)

« Emma a la rage de vivre »: moi aussi je veux vivre.

« Emma a la rage de vivre »: moi aussi je veux vivre.

Projet conçu et mené par Mr Innocent Antoine HOUEDJI à Cotonou.

COLLEGES SELECTIONNES :
1-      CEG Sainte Rita II
2-      CEG Le Lac
3-      CS La référence
4-      CS Le Savoir Faire

I- COMPTE RENDU DU CONCOURS AU CEG LE LAC

L’an deux mille onze, le vingt trois novembre  au CEG … (Lire la suite)

Emma ou la rage de vivre: Actualité insolite

Emma Jacobs de Terre-Neuve au canada, avait 10 ans à l’époque où elle a écrit une lettre, lettre écrite au crayon noir et soigneusement dissimulée dans une bouteille jetée en mer. Anaïs Garreau retrouve cette lettre sur l’île d’Oléron, le 7 Juillet 2011, 2 ans après qu’Emma Jacobs ait jeté … (Lire la suite)

Emma ou la rage de vivre dans « DEFI LECTURE »

 

Emma ou la rage de vivre dans  » Défi Lecture » 2011, 10è année.

Voir sur Facebook:

www.facebook.com/pages/Euphrasie-Calmont/220513513935

(Lire la suite)

Beauté des couleurs au Carbet

Du 31 Mars au 2 Avril 2011, Emma ou la rage de vivre est présenté au Jardin de Dariste,

97 221 Carbet, dans le concept:

« Beauté des couleurs au Carbet »  « Mi Bel Koulè Kabé »

Descriptif du concept:

OFFICE MUNICIPAL D’ACTIONS CULTURELLES ET SPORTIVES

Avenue des droits de l’Enfant – 97221 Le CARBET

Téléphone : 0596 … (Lire la suite)

« Quand l’Art se fait Femme… » à la Région Martinique

« Quand l’Art se fait Femme… », l’ouvrage Emma ou la rage de vivre est l’invité du Conseil Régional de la  Martinique.

Il s’agit d’un événement organisé par le Conseil Régional de la Martinique et en son sein, du 8 au 12 Mars 2011, dans le cadre de la Journée Internationale de laFemme.

Des manifestations culturelles sont offertes au … (Lire la suite)

« Emma ou la rage de vivre », chap 4

« …Le soleil venait de se plonger dans la rizière comme pourchassé par des

géants invisibles. Le soir arriva et amena quelques rafales effilées de vent

frais encastrant des frissons par moments dans les os des vieilles personnes

sur la place du marché.

La rayonnante journée empaillée d’or sembla maintenant traîner une

nuée de tristesse sur la place du marché par la nuit s’approchant et le vent

rafraîchi, malgré les bancs et tabourets disposés en rangs d’épis annonçant

les trépidations à venir.

Malgré la lueur fuyante qui perdait son faste, on pouvait encore distinguer

dans son auréole, le visage charmeur et toujours hilare du père de

Marcel, le visage carré et belliqueux du père de Charles, et les grosses

dents blanches posées comme des oeuvres d’art dans le sourire du père de

Mathilde.

Derrière eux s’étaient installés en retrait une douzaine de vieux ; celui-ci

avec sa pipe en terre suspendue aux lèvres et celui-là, les jambes allongées

aux pieds croisés, les deux mains entrelacées et coincées entre les

genoux, redressait son buste contre un dossier imaginaire. Certains moins

nombreux, les yeux hagards, semblaient hors jeu, tandis que la plupart

épiaient les quatre coins du village comme pour surveiller des bandes d’envahisseurs

annoncées qui débarqueraient de façon imminente. On attendait

ainsi ses amis. D’autres acquiesçaient d’un rire ou d’un « oh ! » à l’histoire

que racontait le vieux Jahoui au corps rabougri, à peau fripée, au regard

autoritaire, perçant et effrayant, installé au milieu du groupe. Ses articulations

limées, tassées et durcies sans doute, ses os menacés d’ostéoporose lui

laissaient un corps d’enfant. Mais il racontait, racontait.

Pendant ce temps, Emma, Francisca, Mathilde, Claude, Alice, Tani,

Marcel, Delphine, Charles se dirigèrent vers la place du marché et l’euphorie

de participer à la fête du village les excitait et les étourdissait tous. Charles,

Claude et Marcel marchaient à grands pas. Alice et Mathilde se tenant par la

main et sautillant chantaient à tue-tête des tra-la-la-la-la sans fin. Les autres

avancèrent dans un brouhaha dicté par cette joie à rompre les habitudes des

soirs où l’on était assigné à étudier ses leçons. C’étaient les vacances. Tous

allèrent s’asseoir près des vieux, sans faire le moindre bruit. Il n’était pas

certain qu’un seul vieux eût remarqué leur présence. Par des mouvements

lents de ses lèvres se rabattant moult fois sur ses mâchoires édentées et

sa manie à contracter sans cesse les muscles faciaux qui remontaient son

nez, Jahoui racontait l’histoire des deux sous de Waïna. La minceur de la

peau flétrie dévoilait tantôt en haut, tantôt en bas, la maigreur du visage en

rehaussant la saillie de l’ossature ; et toutes ces grimaces étaient là comme

faisant partie de l’histoire racontée. On entendait alors :

« Ceci se passait il y a très longtemps… »

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