Les revers de l’amour

Retrouvez sur Facebook les photos du Salon du Livre Paris Portes de Versailles 2012:

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Les revers de l’amour au Salon du Livre 2012, Paris Portes de Versailles

Les revers de l’amour: Dédicace au Salon du Livre de Paris Portes de Versailles, du 16 au 19 Mars 2012.
Vous pourrez me rencontrer sur le stand de la Librairie Jasor, le Dimanche 18 Mars 2012, à partir de 11h, Stand H 51.

Programme:

http://www.blada.com/data/File/pdf10/salonlivreoum1603.pdf

Lien Jasor Editions (Salon du Livre de Paris … (Lire la suite)

Bonne Année 2012

Emma ou la rage de vivre vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, une excellente année 2012 et vous annonce la parution fin janvier 2012 de:
« Les revers de l’amour ».

LES REVERS DE L’AMOUR

 

Résumé :

Julien et Sabine vivent en Avignon. Ils ont un métier à leur goût. Ils s’aiment, vivent ensemble et … (Lire la suite)

« Emma a la rage de vivre »: moi aussi je veux vivre.

« Emma a la rage de vivre »: moi aussi je veux vivre.

Projet conçu et mené par Mr Innocent Antoine HOUEDJI à Cotonou.

COLLEGES SELECTIONNES :
1-      CEG Sainte Rita II
2-      CEG Le Lac
3-      CS La référence
4-      CS Le Savoir Faire

I- COMPTE RENDU DU CONCOURS AU CEG LE LAC

L’an deux mille onze, le vingt trois novembre  au CEG … (Lire la suite)

Emma ou la rage de vivre: Actualité insolite

Emma Jacobs de Terre-Neuve au canada, avait 10 ans à l’époque où elle a écrit une lettre, lettre écrite au crayon noir et soigneusement dissimulée dans une bouteille jetée en mer. Anaïs Garreau retrouve cette lettre sur l’île d’Oléron, le 7 Juillet 2011, 2 ans après qu’Emma Jacobs ait jeté … (Lire la suite)

Emma ou la rage de vivre dans « DEFI LECTURE »

 

Emma ou la rage de vivre dans  » Défi Lecture » 2011, 10è année.

Voir sur Facebook:

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Présentation de Emma ou la rage de vivre par la critique littéraire Tanella BONI

UNESCO, 10 Juin 2010 : Présentation de Emma ou la rage de vivre  par la critique littéraire, philosophe et romancière ivoirienne Madame Tanella BONI.

Emma ou la rage de vivre

 (Remerciements :-Ambassadeur Yaï- Euphrasie Calmont-Public)

A l’heure où les débats autour de la littérature francophone accordent une large place à la fois à l’idée de « postcolonial » et, ces dernières années, à celle de « littérature-monde », le livre d’Euphrasie Calmont,  Emma ou la rage de vivre, apparaît comme un roman singulier, à la fois local et « universel » et ce pour plusieurs raisons.  L’auteur insistera sans doute sur les raisons d’être de son roman et ce qu’elle a voulu montrer. Pour ma part j’y vois d’abord une méditation sur  la place de l’humain dans la nature mais aussi un arrêt sur images, dans le village d’Emma, fillette de 9 ans. Parmi ces images, il y a celles de l’optimisme d’Emma, suggéré par la deuxième partie du titre « la rage de vivre ». Mais qu’est-ce que la rage de vivre ? Peut-être la force d’aller de l’avant : tenir tête à tous, aller toujours plus loin et être apte à résister à toutes sortes d’obstacles. La « tête », voilà un mot-clé du roman. Vivre, c’est être curieux de tout, c’est avoir la volonté d’apprendre et de connaître. Ainsi, l’idée de vie parcourt ce roman de part en part. La vie par la connaissance et la vie par les valeurs sans lesquelles la vie biologique est peu de chose.

La construction du roman nous interpelle au premier abord. Il est composé de 11 chapitres assez courts, qui, chacun, porte un titre, une citation en exergue, mais aussi la mention des personnages que l’on va croiser. Cela rappelle quelques procédés d’écriture chez la Comtesse de Ségur  ou d’autres conteurs ou romanciers du 19ème siècle, notamment dans le domaine de la littérature d’enfance et de jeunesse. Dans le même temps, les citations mises en exergue dont les auteurs sont : Emile Verhaeren, Montaigne, Balzac, Baudelaire, Lamartine, Voltaire, Michelet, Rousseau etc. nous indiquent que nous ne sommes pas dans le genre littéraire « littérature d’enfance ». Le livre ne s’adresse pas en priorité à des enfants de 9 ans, de l’âge du personnage principal. Il s’adresse à tous et, il faut le supposer, d’abord aux adultes. De temps en temps, la linéarité du récit est rompue par quelques poèmes. Mais dès le deuxième chapitre, c’est le temps du récit qui n’est plus le même : on passe du 17ème au 20ème siècle, du temps de la fondation du village de Mitro, au temps vécu par Emma. Mais tout se passe comme si la nature, elle, ne voyait pas le temps passer. Elle est représentée dans sa beauté intemporelle, et saisie dans les moindres détails.

La nature est faune et flore. Elle renvoie aussi aux éléments : la terre, l’eau, l’air, le soleil ou le feu. Le fleuve est un élément central, de même que la forêt.  La  romancière se transforme de temps en temps en botaniste, elle connaît les fleurs et les plantes, les nomme, les décrit. Par ailleurs, on pourrait lire ce roman à partir du bestiaire riche en variété : hippopotame, serpent, crapaud, lézard, perdrix, etc.

L’éditeur classe le livre dans une collection « roman contemporain ». On se demande donc ce que cela signifie à propos d’un récit qui remonte loin dans le temps et qui nous rapporte, dans un premier temps, l’histoire d’une fondation : « tous, ils étaient partis de Doga, au Bénin, fatigués des guerres tribales de 1624. Leurs ancêtres étaient venus d’Oyo  à l’est au XVème siècle, puis de Kanna, à l’ouest au XVème siècle »(p.11).Le narrateur (la narratrice) omniscient donne l’étymologie de l’endroit où s’installent ces pionniers : Mitro ou « nous sommes perdu dans un trou » ou « au fond des décombres » p.20-21. Mais en lieu et place d’un trou, il s’agit plutôt d’un  paradis terrestre dans lequel s’installent les ancêtres d’Emma Dassiga,  de la 17ème génération  et 7ème enfant d’une famille qui en comptait 9.

Cette fondation fait partie intégrante de la mémoire d’Emma, fillette heureuse parce qu’elle sait d’où elle vient, qui sont ses parents, sa famille, ses ancêtres. Frappée de plein fouet par la mort de sa mère, elle se considère comme une rescapée, mot dont elle apprend le sens  dans un dictionnaire. Cette rescapée a ses défauts et ses qualités, elle sait mentir à son petit frère, elle lui fait du mal en lui disant qu’il est un enfant adopté ; tout cela pour son bien à elle, pour se sentir aimée, bien dans sa peau, elle qui veut aller loin, comme son « crayon jeté en mer à Cotonou et qui devait voguer de berge en berge » (p.157).

Emma ou la rage de vivre est un conte moderne sur le bonheur de vivre au présent et d’avoir des rêves d’avenir. Dans une Afrique où la violence est omniprésente et où les valeurs ne sont plus ce qu’elles étaient, ce roman, à la fois naturaliste et d’apprentissage, apparaît comme une quête du paradis perdu. Et « paradis » n’est pas un mot vide: il renvoie aux rapports harmonieux entre l’humain et la nature, à la solidarité, aux rapports intergénérationnels, à l’esprit d’apprentissage, à la joie de vivre…

Tanella Boni

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